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LES FOUGERES DANS LA ROCAILLE

LES FOUGERES DANS LA ROCAILLE

Cet article est paru dans le bulletin SAJA  de 1976 Tome VII- N° 97 - 25e Année

 

J. BEAUJEAN

Groupe important du règne végétal, les Fougères ou Ptéridophytes sont des végétaux très précieux et trop peu utilisés par les amateurs de jardin alpin. De forme très variées, souvent très originales, elles sont aptes à apporter dans la rocaille une note gaie aux endroits où il est parfois difficile de cultiver des plantes à fleurs. Leurs exigences culturales sont très variables; elles permettront de les employer en divers coins de la rocaille, siliceuse ou calcaire, dans les fissures, les tourbières ou les éboulis, les endroits ombragés et parfois même ensoleillés.

Nous passerons en revue les principales d'entre elles qui, par leur taille relativement naine, conviennent le mieux, en écartant les espèces trop envahissantes, ou à trop grand développement. Nous écarterons aussi celles qui exigent des méthodes culturales trop spéciales ou qui sont peu rustiques sous nos climats du nord de la France et la Belgique.

La plupart des espèces, décrites ci-après, appartiennent aux flores française et belge; mais nous en citerons cependant quelques autres, américaines, asiatiques et néo-zélandaises, qui agrémenteront, par leur port gracieux, les endroits défavorisés de nos rocailles. Nous sommes persuadés que vous éprouverez autant de plaisir à les cultiver que nous en avons ressenti nous-même en les cultivant au Jardin Botanique de l'Université de Liège.

 

Ophioglossum vulgatum L. (Ophioglossaceae), nom fr. : Langue de serpent. (fig.2) 

Cette fougère curieuse et rare est subcosmopolite. Elle pousse dans les prairies humides, les fossés, les tourbières alcalines et les pâturages argileux et calcaire. Plante à rhizome court, produisant une seule fronde, de 5 à 10 cm de haut, comprenant un segment stérile ovale-lancéolé, entier, et un segment fertile en épi distique, linéaire-effilé, de 2 à 5 cm. Les sporanges sont soudés entre eux et disposés sur deux rangs. Les frondes, caduques, disparaissent dès le mois d'août, à la maturité des spores. 

Elle se cultive dans un sol riche et profond, humide, composé de tourbe alcaline, de limon, de sable et d'argile. Il est préférable, pour cultiver cette plante, de creuser une cuvette, dont les parois seront recouvertes d'argile imperméable qui maintiendra l'humidité.

 

Botrychium lunaria (L.) Swartz (Botrychiaceae), nom français : Botryche lunaire. (fig. 1)

Cette plante, dont la famille est voisine de la précédente, se distingue par un segment stérile pennatilobé et un segment fertile ramifié. Plante subcosmopolite, de 4 à 25 cm de haut, poussant dans les pelouses sèches et les landes. Moins rare que la précédente, elle est assez commune dans les Alpes suisses, italiennes, autrichiennes et françaises; je l'ai notamment vue en abondance aux col du Lautaret et du Galibier, dans les pelouse . Cette espèce sera cultivée dans un sol spongieux, riche en humus, mélangé de sable calcaire. Il existe aussi plusieurs autres espèces européennes, très rares : B. simplex Hitchcock, B. matricariifolium A. Braun ex Koch, etc.

 

Botrychium austale R. Br. (Botrychiaceae).

Espèce néo-zélandaise, à rhizome court, à frondes de 15 à 45 cm de haut, les stériles ternées, deltoïdes, de 7,5 à 15 cm de large, tripennées, charnues, vert-jaunâtre, à pinnules cunéées, à marge dentée. Les frondes fertiles sont des épis grêles ; elles sont plus élevées que les stériles à spores donnant des spores crème. Culture comme la précédente.

 

Cryptogramma crispa (L.) R. Br. ex Hook (=Allosurus crispus (L.) Röhl.) (Cryptogrammaceae). (fig. 3)

Cette jolie fougère vivace se rencontre dans les éboulis des montagnes siliceuses d'Europe centrale, méridionale et septentrionale, et d'Asie. Très décorative par son feuillage d'une grande finesse, vert clair, cette plante se reconnaît par ses frondes en touffes, de 15 à 30 cm, pennatiséquées à multipennées, les fertiles à pinnules plus étroites et plus longues que les stériles. Le feuillage disparaît l'hiver mais repousse dès le premier printemps.

Elle possède une variété acrostichioides (R. Brown) C.B. Clarke, originaire de l'Oregon, qui se caractérise par ses frondes stériles finement divisées, hautes de 15 cm. Elle serait, d'après H. Correvon, moins rustique que le type. Culture facile à mi-ombre dans un sol frais et léger, bien drainé, riche en débris de cailloux siliceux, car elle ne supporte absolument pas la présence de calcaire. Il convient aussi de surfacer le sol avec les mêmes débris afin de maintenir l'humidité.

 

Cryptogramma stelleri (S.G. Gmel.) Prantl (Cryptogrammaceae).

Espèce d'Amérique du Nord, caractéristique par ses frondes stériles, petites, décombantes, fragiles, ovales, et ses frondes fertiles érigées, plus ou moins étalées, lancéolées, jusqu'à 16 cm de haut, membraneuses. Il faudra cultiver cette fougère dans des endroits ombreux et frais, dans un sol rocailleux, calcaire et humide.

 

Thelypteris palustris Schott (= Polystichum thelypteris (L.) Roth.) (Thelypteridaceae), nom français : Thélyptéris des marais.

Cette plante subcosmopolite, des endroits marécageux et des tourbières alcalines, est vivace. Sur son rhizome horizontal et grêle apparaissent des frondes d'un vert gai. Le pétiole est aussi long (frondes fertiles) ou plus long (frondes stériles) que le limbe, celui-ci ovale-oblong, non ou peu rétréci à la base, de 8 à 50 cm de long sur 5 à 16 de large. Les frondes fertiles sont généralement moins nombreuses que les stériles. Culture facile en sol frais tourbeux et alcalin, toujours humide.

 

Phegopteris polypodioides Fée (=Thelypteris phegopteris (L.) Sloss, Polypodium phegopteris) (Thelypteridaceae). (fig. 4)

Plante des zones tempérées et froides de l'hémisphère boréal. Fougère curieuse et assez rare des rochers siliceux frais ou des sous-bois. Frondes de 10 à 45 cm de haut, dréssées, avec un pétiole souvent plus long que le limbe, celui-ci ovale à subdeltoïde, longuement acuminé au sommet ; les deux segments inférieurs sont souvent défléchis vers le bas mais tous courbés au sommet vers le haut. A cultiver en situation fraîche et humide, dans un sol poreux.

 

Currania dryopteris (L.) Wherry (= Gymnocarpium dryopteris (L.) Newm.) (Thelypteridaceae), nom français : Polypode du chêne. (fig. 5)

Originaire des zones tempérée et subartique de l'hémisphère boréal. Elle pousse dans les forêts à sol acide et frais. Frondes glabres et dépourvues de glandes, vert clair, molles, de 15 à 45 cm de haut , divisées en trois segments distincts, pinnules opposées, pinnatifides, à lobes oblongs, obtus. A cultiver en sol frais et acide.

 

Currania robertiana (Hoffm.) Wherry (= Gymnocarpium robertianum (Hoffm.) Newm.) (Thelypteridaceae), nom français : Polypode du calcaire.

Cette espèce ressemble à la précédente, mais s'en distingue par des frondes vert-jaunâtre, portant des poils glanduleux à la face inférieure du limbe et sur le rachis. A l'opposé de la précédente, elle se cultive dans la rocaille calcaire relativement ensoleillée mais cependant humide.

 

Cetarach officinarum DC. (Aspleniaceae). (fig. 6)

Plante vivace originaire d'Europe méridionale, d'Asie occidentale, d'Afrique du Nord et des Canaries.

Fougère petite, ramassée, qui étale ses frondes, persistantes, en rosaces dans les fentes et crevasses des rochers et des murs calcaires. La face inférieure des feuilles est recouverte de nombreuses écailles argentées, brillantes, devenant brunâtres. Frondes de 10 à 15 cm de long,coriaces. Limbe pennatipartite, de 9-12 segments de chaque côté. Durant la sécheresse estivale, les frondes s'enroulent de façon à diminuer l'évaporation mais s'étalent à nouveau dès la première pluie. Elle sera cultivée dans les fissures humides et fraîches de la rocaille calcaire ensoleillée.

 

Asplenium scolopendrium L. (Aspleniaceae), nom fr. : Langue de cerf. (fig. 7)

Plante très commune en Europe, Asie, Afrique du Nord occidentale.

Cette jolie espèce a des frondes persistantes, entières, oblongues, cordées à la base, longues de 6 à 70 cm et larges de 1,5 à 10 cm. Fougère calcicole, elle préfère les endroits à luminosité réduite : éboulis calcaires riches en humus doux, rochers frais, grottes (elle a été notament trouvée dans le gouffre de Padirac (Lot), à 50 m de profondeur).

Cette fougère possède de nombreuses variétés dont il convient de retenir la variété dedaleum (Willd.) Lawalrée, à limbe foliaire palmatilobé au sommet, et la variété crispum (willd.) Lawalrée, à limbe foliaire à bords crépus, parfois lobulés et irréguliers, ceci indépendamment des très nombreuses formes offertes dans le commerce.

 

Asplenium septentrionale (L.) Hoffm. (Aspleniaceae), nom français : Doradille du nord. (fig. 8)

Plante des zones tempérée et subartique de l'hémisphère boréal.

Petite fougère en touffe, à feuilles persistantes, vert-gris, à petiole plus long que le limbe, celui-ci divisé en 2 à 5 segments alternes, pétiolulés, bifurqués au sommet. Pour cultiver cette plante absolument calcifuge, il faut la placer dans les fissures humides mais ensoleillées de la rocaille siliceuse.

 

Asplenium ruta-muraria L. (Aspleniaceae), nom fr. : Rue des murailles. (fig. 9)

Plante cosmopolite, indifférente quant à la nature du sol. Cette fougère bien connue forme de belles petites touffes de feuilles bipennatiséquées vert mat. Elle se cultivera dans les fissures sèches des rocailles.

 

Asplenium adiantum-nigrum L. (Aspleniaceae), nom fr. : Doradille noire. (fig. 10)

Son aire s'étend sur l'Europe, l'Asie tempérée, les îles atlantiques et l'Afrique. Fougère à feuilles luisantes, vert foncé, de 10 à 30 cm. Limbe ovale-lancéolé bi-ou-tripennatiséqué à nombreux segments. Culture très facile dans les fissures à mi-ombre. Elle préfère un substrat neutre.

 

Asplenium trichomanes L. (Aspleniaceae), nom fr. : Fausse capillaire. (fig. 11)

Cette espèce subcosmopolite, très commune dans nos régions, se présente sous deux formes : la sous-espèce trichomanes des rochers siliceux, à divisions supérieures insérées obliquement sur le rachis, et la sous-espèce quadrivalens D.E.Meyer des rochers calcaires ou siliceux et dont les pinnules s'insèrent à angle droit sur le rachis. Culture des plus aisées, dans les crevasses siliceuses ou calcaire selon la sous-espèce.

 

Asplenium viride Huds. (Aspleniaceae), nom français : Doradille verte. fig. 12)

Espèce à très large répartition géographique, principalement localisée en Europe dans les massif montagneux. Plus naine que la précédente, et à rachistoujours vert, cette plante calcicole apprécie les rochers ombragés humides. Aplanter dans la rocaille calcaire entre deux roches ou dans un bloc de tuf, à mi-ombre ou au frais.

 

Asplenium adulterinum Milde (Aspleniaceae).

Originaire des montagnes du centre de l'est de l'Europe, cette très jolie espèce est intermédiaire entre A. trichomanes et A. viride par son rachis brun-rougeâtre à la base, verdissant vers le sommet. Elle a d'ailleurs été longtemps regardée comme un hybride de ces deux espèces. Elle croît, dans la nature, dans les fissures des rochers de serpentine. Il faudra donc la cultiver dans une crevasse en sol totalement dépourvu de calcaire.

 

Asplenium fontanum(L.) Bernh. (Aspleniaceae), nom français : Doradille de Haller. (fig. 13)

Originaire d'Europe et d'Asie, cette petite plante possède des frondes de 15 à 20 cm, dréssées ou étalées sur le sol, portant de 10 à 30 segments courts et dentés sur les bords, alternant le long du rachis vert. Cette plante affectionne les rochers calcaires, frais et ombragés.

 

Asplenium flabellifolium Cav.(Aspleniaceae). (fig. 14)

Cette jolie petite fougère néo-zélandaise, aux frondes décombantes, convient mieux pour la serre alpine, mais peut cependant résister sous notre climat dans un coin très abrité du nord et de l'est.

 

Asplenium platyneuron (L.) Oakes (Aspleniaceae). (fig. 15)

Provenant d'Amérique du Nord, cette belle espèce a des frondes linéaires-lancéolées, de 15 à 30 cm de haut sur 2,5 à 3 cm de large, bipennées. Pinules étroitement triangulaires, auriculées à la base. Le rachis est brillant, brun-noir foncé. Cette plante est de culture facile pour autant qu'on lui fournisse un sol humifère, très graveleux et calcaire.

 

Cystopteris fragilis (L;) Bernh. (Athyriaceae). (fig. 16)

Plante subcosmopolite bien connue des fissures des rochers calcaires et des vieux murs ombragés et frais. Les feuilles en touffes sont peu nombreuses, extrêmement fragiles, de 10 à 50 cm de long. Limbe ovale-oblong à lancéolé, rétréci à la base, 1-3 penné, souvent glabre, vert-jaunâtre à vert sombre,à 7-18 segments de chaque côté du rachis. Culture en sol calcaire dans une crevasse assez sombre.

 

Cystopteris-fragilis-Polypodiaceae.-Cosmopolite.-Cystopteris-fragile.-
Cystopteris-montana-Lam.-Desv.-Woodsiaceae.-Beaufortin-la-roche-partsire-
Blechnum-spicant-Blechnaceae.-Circumbor.-J.B.Nancy-
Polypodium-vulgare-Polypodiaceae.-coquibus-

 

 

 

Cystopteris montana (Lam.) Desv. (Athyriaceae). (fig. 17)

Originaire du nord et du centre de l'Europe, sur les rochers calcaires des forêts de montagnes. Culture identique à a précédente.

 

Cystopteris regia (L.) (Athyriaceae). (fig. 18)

Plante des montagnes d'Europe, du Caucase et d'Asie Mineure. Cette espèce diffère de C. fragilis par les divisions ultimes des feuilles étroites, presque linéaires et espacées. A cultiver dans un éboulis calcaire.

 

Cystopteris bulbifera (L.) Bernh. (Athyriaceae). (fig. 19)

Fougère de l'est des Etats-Unis. Cette espèce qui demande la même culture que les précédentes est surtout caractériséé par ses bulbilles, nombreuses, qui permettent une multiplication facile de la plante et qui forment à la base des segments, contre le rachis.

 

Woodsia alpina (Bolton) S.F. Gray (Athyriaceae). (fig. 20)

Espèce rare des montagnes d'Europe. Plante de 5 à 15 cm, à feuilles d'un vert-jaunâtre, à limbe oblong, obtus. A cultiver en sol siliceux de préférence granitique ou basaltique, dans les crevasses de rochers ombragés.

 

Woodsia glabella R. Br. (Athyriaceae). (fig. 20)

Provenant de l'est des Etats-Unis, cette petite espèce dont les frondes ont de 7 à 8 cmde haut sur 1 à 1,5 cm de large, fertile et stériles semblables, sont oblongues, aiguës à l'extrémité, d'un vert pâle délicat. Elle doit se cultiver dans des crevasses de rochers calcaires humides, à l'ombre.

 

Woodsia oregana D.C. Eaton (Athyriaceae)

Cette plante habite les Montagnes Rocheuses et l'Oregon. C'est une fougère minuscule, à frondes glabres, vert foncé, finement découpées, oblongues-lancéolées; est à cultiver dans les fissures humides, ombragées.

 

Polystichum lonchitis (L.) Roth (=Aspidium lonchitis. L.) (Dryopteridaceae).

Plante de l'hémisphère boréal, dans les régions froides et sur les montagnes. Elle croît dans les éboulis pierreux et les rochers en sous-bois. C'est une très belle espèce à feuilles de 40 à 50 cm de long, persistantes, courbées en faucilles, dont les segments, simples mais dentés, sont auriculés-lobulés du côté supérieur.

La plante résiste, dans les Alpes, à plusieurs mois d'ensevelissement sous la neige, mais est malheureusement de culture assez difficile. Elle se maintient au jardin pendant quelques années et souvent disparaît sans raison apparente. Le mieux sera de la placer dans un éboulis très pierreux frais sous des buissons feuillus.

 

Blechnum spicant (L.) Roth (Blechnaceae).

Espèce d'Europe occidentale et centrale, bien connue des forêts fraîches ou humides, à humus brut sur sols acides et même sur les tourbières.

Les frondes sont raides, pennatipartites, les stériles larges et généralement étalées sur le sol, les fertiles dréssées, à segments étroits,espacés. Elle sera pantée à l'ombre dans un sol contenant une forte proportion de feuilles peu décomposées ou de tourbe, dans un endroit frais, de préférence fort humide.

 

Blechnum penna-marina (Poir.) Kuhn (Blechnaceae)

Cette superbe espèce, néo-zélandaise, très naine, est idéale pour la rocaille non calcaire. Les frondes stériles s'étalent sur le sol. Les segments sont d'un vert très sombre, souvent teintés de brun-rougeâtre. Par contre, les frondes fertiles, aux segments très étroits, sont érigées mais ne dépassent pas 10 à 15 cm de haut. La plante étant rhizomateuse, elle forme très rapidement de belles touffes très décoratives.

On la plantera dans un sol très riche en humus et on pourra très facilement la multiplier par division des touffes.

 

Polypodium vulgare L. (Polypodiaceae), nom fr. Polypode vulgaire. (fig. 21)

Cette fougère, originaire d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord, très commune et connue sur les rochers à l'ombre aussi bien que sur les vieux murs en plein soleil, est de culture très facile dans n'importe quel bon sol humifère. Elle possède une sous-espèce, prionodes (Aschers.) Rothm., fort peu différente du type et qui demande la même culture.

 

Adiantum pedatum L. (Adiantaceae), nom fr. : Capillaire du Canada (fig. 23)

Très gracieuse espèce d'Amérique du Nord, dont les frondes s'étalent en éventail au sommet de légers rachis d'un brun noir luisant. Les feuilles apparaissent au printemps, d'un vert très délicat souvent teinté, surtout sur le rachis, de rougeâtre; en été, elles deviennent plus sombres. Cette plante est l'une des meilleures à introduire en culture. Elle appréciera un sol frais, riche en humus et, bien qu'elle soit très rustique, mieux vaudra la placer à l'abri du nord et de l'est afin que les jeunes frondes ne soient pas endommagées par les gelées printanières.

 

Adiantum pedatum L. var. aleuticum Rupr. (Adiantaceae).

Originaire d'Amérique du Nord et des Iles Aléoutiennes, cette plante dont la taile ne dépasse pas 10 à 15 cm, est de ce fait beaucoup plus trapue que le type. Les frondes, d'un beau vert glauque, persistent jusqu'au milieu de l'hiver. On lui appliquera le même mode de culture qu'au type.

 

Adiantum venustum D. Don (Adiantaceae).

Cette espèce originaire du Canada et aussi, selon certains auteurs, des pentes des montagnes du Cachemire, ressemble à notre Adiatum capillus-veneris L. européen (fig. 22). Les frondes, d'un bleuâtre léger à l'état adulte, sont d'un vert tendre au printemps et passent en automne à un agréable brun chaud qui se maintient durant l'hiver. Comme les autres espèces, elle demande un sol très riche en humus, surtout en surface où rampent les rhizomes.

 

 

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

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